[ Chapitre 34 ]

[ Chapitre 34 ]
Il est deja 5 heures du matin. Nous sommes le 2 8 f e v r i e r 2 0 1 4.

Oh non, il faut que je me reveille normalement dans une heure trente si je me couche maintenant.

Je n'ai vraiment pas la force de me coucher. Je suis en train de boire un chocolat chaud, c'est

reconfortant, bien que je n'ai pas vraiment besoin de reconfort ^^'.

Je suis allée faire un tour dans la chambre d'Aby.

Bill et moi avions tres peur pour notre bébé. Nous voulions que tout aille pour le mieux. Pas trop

de stress, une alimentation adaptée, des seances de relaxation où nous n'arretions pas de rire. Bill n'a

pas raté une seule de nos seances car il etait trop excité malgré son succes toujours au rendez vous.

Je regarde notre fille, elle etait belle et avait deja une grosse touffe de cheveux chatains.

Je m'en fichais si elle aurait mes yeux ou ceux de Bill, ils sont magnifiques tous les deux ^^' ! On verra

ce que la genetique a decidé du cas d'Aby. Le plus important, c'est que le medecin nous a dit qu'elle etait
en parfaite santé. Alors le reste nous importe peu.

J'ai fermé la porte et je suis entrée dans notre chambre. Aaa h ! Qu'est ce que j'aime cette chambre,

surtout quand Bill est a l'interieur. Dans cette piece, nous sommes en parfaite intimité. L'alternance entre

une peinture rouge clair et rouge foncé sur les murs renforce notre image du désir de l'autre. Notre lit est

un baldaquin, des rideaux blancs fins tombent sur celui ci avec une douceur. Le lit est en fer forgé noir et

la couette est bordeau et grise. Il y a un tapis de fourrure [ fausse evidement ] qui est posé tout autour

de notre lit pour un reveil en douceur des le matin quand on se leve.

Le parquet donne encore plus l'image chaleureuse de la piece. Nous n'avons pas opté pour un placard

[ j'ai toujours peur qu'il y est quelqu'un dedans et Bill a cédé a mon caprice ], a la place nous avons trois

meubles dans les coins en fer forgé aussi où nous rangeons le necessaire, les parfums, maquillages . .

et les affaires de nuit ainsi que les sous vetements. Nous n'aurions pas eu la place de mettre toutes nos

affaires dans la chambre alors nous avons innové pour un immense dressing où tout nos vetements

reposent sur des cintres. Il y a bien une rangée de 5 metres. Ce qui me rend le plus fiere dans ce

dressing, c'est la rangée du fond. 7 etageres les unes au dessus des autres où l'on peut ranger une

dizaine de paires de chaussures en tout genre, sur chacune de celles ci.En gros, j'ai plus de 70 paires et

Bill en a environ 30. C'est un peu [ voire tres ] inutile mais c'est notre petite fierté a nous deux de ce

dressing.Dans notre chambre, Bill dort comme un bébé. Combien de fois l'ai je reveillé en guelant

" Bill, je vais accoucher ! " quand j'etais encore enceinte pour le faire stresser.

Bon apres, la fois où c'etait vraiment vrai, il restait couché comme une loque à me dire :

" Oui, oui c'est bien " . .Depuis ce jour, ca m'a calmé.



C'ETAIT CE DONT JE REVAIS QUE CA SE DEROULE DANS CET ORDRE LA . .
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# Posté le samedi 31 mars 2007 12:40

Modifié le mercredi 16 mai 2007 09:28

[ Chapitre 35 ]

[ Chapitre 35 ]
Un peu moins de 4 ans auparavant, c'est a dire apres le mariage de Georg & Karla, Bill et moi avons passé beaucoup plus de temps ensemble. On a reappris a se decouvrir dans la vie quotidienne à deux. Depuis que les médias etaient au courant de notre romance, ilsn'arretaient plus de nous harceler. La television allemande nous a proposé un jour, une sorte de débat, Bill et moi acceptames pour dementir les rumeurs une bonne fois pour toute. Ce jour la donc, plus de 15 millions de telespectauteurs suivaient l'emission. J'ai vraiement admiré les propos que Bill a tenu.


. .Bill_ [ en repondant a une question, on se serait cru dans un debat politique, d'une fan assise dans le public ] . . Nous avons tous plus de vingt ans maintenant, nous sommes majeurs et vaccinés, je croyais que vous nous aimiez pour le groupe. Je sais qu'au fond de vous, vous savez tres bien que je ne suis pas celui que vous aimez, vous m'idealisez beaucoup trop alors que je suis tout a fait normal mais je veux quand meme vous dire que je ne vous laisserais jamais tomber, on ne vous laissera jamais tomber, on a autant besoin de vous. Tokio Hotel est pour nous 4 une grande histoire avec vous, nous ne voulons en aucun cas casser ce lien qui nous unis. .

[ Fan: Je suis votre plus grande admiratrice depuis plus de 9 ans, ce que je voudrais savoir, c'est pourkua toi tu nous as menti sur ta relation avec Sally. Si vraiment tu croyais en nous, tu aurais su qu'on ne t'aurais pas abandonner juste parce que tu aimes une autre que nous. Nous ne sommes pas toutes des groupies. ]

Bill_ Je pense que pendant ce temps la, je voulais surtout ne pas vous decevoir, rester accessible mais voila deux ans que Sally et moi sommes ensembles, nous ne voulions pas non plus que les medias se chargent de notre relation comme ils le font maintenant, notre vie privée pendant ce temps a été conservée, je pense que ca aurait tout detruit et je ne sais pas, nous avons fait ce choix. Tokio Hotel est tout pour moi, pour nous . .et j'espere que vous vous interesserez plus a notre musique plutot qu'à notre vie privée . .[ il parraissait melancolique ]

[ " Fan: Comment Sally as tu fait pour seduire Bill ?", question niaise, je m'efforce de repondre]

Moi_ ^^' Euh . .[ sourire faux cul a la fille, je me prends au jeu, et j'ai confiance en moi ] Un seul regard a suffit pour le faire tomber dans mes bras, on va dire ca comme ca.


Tout le monde echappa un petit rire.


Moi_ Non blague a part, quand on s'est rencontrés, tout avait quelque chose de special et a vrai dire, je ne me suis jamais posé la question comment ai je fait, je suis restée moi meme et quand on aime une personne, elle sait deja qui nous sommes alors ca ne sert a rien de vouloir se faire passer pour quelqu'un d'autre que nous meme. . et je pense que Bill est avec moi parce qu'il aime ce que je suis, enfin . .j'espere ! ^^' . .[ . . ]



L'année s'annonca plus douce pour nous deux. Bill etait en train de composer avec Tom, Georg et Gustav pendant que moi, je travaillais a l'agence de Karl comme styliste à plein temps, creatrice et mannequin.
Depuis le mariage de Georg, Tom & Lara ne s'etaient pas lachés d'une semelle, je crois qu'ils ont eu le coup de foudre, et j'en suis tres ravie. Ils ne parlaient pas encore de maraige mais presque. Combiende fois Tom m'a dit Merci, il avait vraiment l'air epanoui.


Moi_ Tu vois, elle est arrivée a la bonne heure.


Tom avait la joie de vivre et ce qui me surprit un jour, c'est quand il m'a dit :


Tom_ J'ai passé la nuit a discuter avec elle, elle est vraiement passionante. C'est la premiere fois que je ressens ce besoin de plaire a quelqu'un, de la satisfaire et de ne pas penser qu'à moi.

Moi_ Qui etes vous ? Sortez du corps de Tom ! Non bref, et donc le premier soir, a part la discussion ?

Tom_ On s'est endormis. mais t'inquietes pas coquine on s'est rattrapés le deuxieme soir ;p.

Moi_ Pas de details s'il te plait . .en gros tu es epanoui.

Tom_ Sexuellement ? Ouai a fond.




Donc voila, Tom & Lara filaient leur parfaite conception de l'amour tandis que le pauvre Gustav enchainait les c o n q u e t e s s u r c o n q u e t e s .


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# Posté le dimanche 01 avril 2007 10:14

Modifié le samedi 21 avril 2007 06:14

[ Chapitre 36 ]

[ Chapitre 36 ]
Six mois plus tard, lors d'un repas en compagnie de Georg & Karla, Tom & Lara et Bill & Moi, Gustav nous annonça qu'il etait h o m o s e x u e l.
Un gros blanc s'etait installé et je rompit le malaise.


Moi_ Tu sais a qui tu me fais penser Gugus ?

Gustav_ [ qui semblait gener par son propos révéler ] A qui ?

Moi_ Elton John.


On explosa de rire. L'atmosphere de tension tomba et l'ambiance fut a la plansanterie. Ce repas se deroula dans le studio de 100 metres carré que nous avions acheté il y a 15 jours dans le XII eme arrondissement de Paris. Nous fetions en quelque sorte une mini cremaillere. Bill & Moi cherchions a se poser dans notre chez nous.


Moi_ J'y pense Bill et Tom. Il serait temps d'inviter vos parents a venir en France non ?

Bill_ Comme ca ils reverront quelle femme merveileuse tu es.

Moi_ Mais ils le savent deja.

Bill_ Alors quel homme merveilleux je suis.

Moi_ Ca peut etre qu'ils le savent moins.

Tom_ Pas de problemes. Mais je suis sûr que quand je vais dire que je suis avec Lara depuis 6 mois, ils me croiront pas.

Lara_ Je dirais que tu m'as payé ! 6 mois deja, c'est la deuxieme relation la plus longue que j'ai jamais eu.

Tom_ Bientot ta premiere relation la plus longue ! Encore combien de temps a tenir ?

Lara_ Encore un an . .

Tom_ Oh non tu m'auras deja largué !

Lara_ N'y compte pas !

Georg_ En tout cas, vous ne pouvez pas faire pire que moi ! La plus longue relation que j'ai jamais eu avant de rencontrer Karla, ca a été 3 mois !

Karla_ J'ai fais pire ! 1 mois et 2 jours avant toi Georg ^^' !

Bill_ Qui se ressemble s'assemble.

Moi_ Communion avec l'esprit saint . .

Bill_ Hors sujet ma chérie ! Va dans notre chambre !

Moi_ Je suis punie ? o=) Tu vas sortir les menottes et le fouet ?

Bill_ Si tu es sage.

Moi_ Mais tu sais que j'ai peur toute seule dans la chambre . .

Bill_ Boouuuaah [ baillement tres naturel ] Je suis fatigué. Bonne nuit. Il y a des chambres d'amis un peu partout. Faites comme chez vous.

Tom_ Vive l'esquive. Tes pulsions germaniques ne te lachent pas avec Sally. Dis lui de penser a moi !

Bill_ Mes pulsions et ses pulsions sont complementaires. Bon bonne nuit sinon elle va avoir peur.



Bill s'en alla et me rejoignit dans la chambre et ferma la porte a clé. Il me vit regarder a la fenetre derriere les rideaux, je me retourna et le vit, encore plus beau que jamais. Je paraissais serieuse car je sais que quand on aime, c'est serieu, et c'est la ou l'on se concentre pour satisfaire l'autre, donner le meilleur de nous meme, ses moindres desirs, ses moindres envies.
Tout s'efface, tu ne penses plus a rien, a part au plaisir que tu lui donnes et celui qu'il te donne. Ca commence par un baiser, puis deux, qui deviennent des caresses, les corps se rapprochent, on enleve toutes pensées, la chaleur des corps nous hote nos vetements avec frénaisie, les baisers deviennent torrides, l'envie devient pulsion, le sang circule, les battements sont plus forts . .l'Amour.


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# Posté le lundi 02 avril 2007 08:25

Modifié le samedi 21 avril 2007 06:14

[ Chapitre 37 ]

[ Chapitre 37 ]


Bill et moi avions décidé de passer plus de temps ensemble. Mais ca ne s'est pas fait directement. Petit a petit, nous ressentions de plus en plus le besoin d'etre present l'un pour l'autre. Nous n'avions jamais connu de disputes. .
Je m'en veux encore. Comment ai-je pu lui faire autant de mal. Comment ai-je pu en arriver là ?
Comment peut on etre aussi stupide ?

C'etait en Fevrier 2011, le groupe Tokio Hotel etait tres occupé pour l'ecriture de leur album. En plus de cela, Tom vivait un moment difficile parce qu'il avait rompu avec Lara, je ne sais pas pourkua d'ailleurs, ca m'a beaucoup etonnée. .

Depuis 3 mois, je resentais de plus en plus le besoin de me rapprocher de mes parents. Ils me manquaient terriblement et je me sentais si seule.
Alors presque tous les jours durant le mois de Janvier et Fevrier 2011, je me rendais sur leurs tombes. Je me demandais, le jour où je mourrais, de quels cotés voudrais-je reposer ? Ou plutot, voudrais je me faire incinerer. Je commencais a avoir des idees morbides.
Bill, je crois, ne se rendait pas compte de mon mal etre, et je ne le blame en rien, il passait son temps a travailler comme un acharné avec Tom, Georg et Gustav.

Je sombrais peu a peu dans un cercle vicieux. Mais pourkua voulais je faire ca ? Au bureau, je regardais de plus en plus des sites Proana, j'etais de plus en plus obsédée par mon poids. Et bien que Lara travaillait à l'agence, elle ne remarquait rien non plus. Je suppose qu'elle etait trop obstinée a penser a son travail pour essayer d'oublier Tom. J'avais voulu l'aider mais elle m'avait dit que ce n'etait pas la peine, qu'elle avait tourner la page.

Tout mes ideaux se detruisaient peu a peu, certainement quand j'ai appris que Karl etait atteint d'un cancer. J'avais été la premiere a la savoir. Karl me considerait un peu comme sa fille, et moi comme mon deuxieme pere. La nouvelle m'avait beaucoup secouée, je n'y croyais pas. Karl me disait pour me reconforter que c'etait un cancer bénin qui suscitait juste de recourir a une chimiotherapie mais que tout allait bien se passer, que les medecins allaient progressivement enlever la tumeur . .a t-il parler de kistes ? Je ne savais plus, je me souviens avoir pleuré dans ses bras, je lui disais que je ne voulais pas qu'il s'en aille, qu'il etait comme mon deuxieme pere pour moi . .que je l'aimais.
Mais à quoi bon ?

J'etais de plus en plus demoralisée, peur de me retrouver seule, je me mis à fumer. Ce fut la pire nouvelle depuis le cancer de Karl et sa chimiotherapie ainsi que la mort de mon pere et ma mere quand, un matin en allant a l'agence, le gros silence, pas un bruit, quelques gémissements, j'ai appri ce jour-là la mort de Franck . .
C'etait atroce. Franck, mon confident, un peu comme un grand frere pour moi que je n'ai jamais eu, où je me ravissais chaque jour a descendre au studio pour le voir, pour aller me faire coiffer par ses doigts délicats tout en nous racontant nos aventures de vies, a prendre des caffés avec lui, a rencontrer son fils, à m'amuser avec lui, a prendre des diners avec lui . .
Il s'etait tué au cours dun accident de voiture . .encore. Dans celle ci, il y avait deux personnes, son fils et lui meme. Sa femme etait morte apres avoir accouché. Nous ne savons pas encore aujourd'hui comment cet accident a t-il bien pu se produire. Le monde s'ecroulait autour de moi les uns apres les autres . .

Le lendemain de la mort de Franck, je decouvris dans la rue, encore tout chaud et couvert de spasmes, mon chat allongé par terre, la fenetre de notre appartement etait ouverte. C'etait moi qui avait oublier de la refermer car je voulais aerer cette putain d'odeur de tabac. J'etais juste aller chercher du pain au coin de la rue.
Qu'est ce qu'il lui a pris ? Je voulais engueler cette boule de poils qui etait pris de convulsions de plus en plus rapides. Tous les passants me regardaient, je m'en foutais. Je ne pouvais m'en prendre qu'à moi meme, tout etait ma faute, si j'avais su . .

C'etait le chat que Bill m'avait offert pour la Saint Valentin. On disait de lui qu'il representait notre amour. La beauté de notre amour. On l'aimait ce chat. C'etait comme un pré-enfant pour nous. Nous etions habitués a ce que le matin, il vienne sauter sur notre lit et y dormir. C'etait un peu comme notre reveil matinal qui lui seul pouvait nous mettre de bonne humeur.
Tout défilait dans ma tete, je ne voulais pas qu'il meurt. Non ca je ne le voulais pas ! Pas encore. Pourkua je faisais du mal partout ? Je le prenais dans mes bras pour lui tenir chaud, il semblait avoir froid, il avait la pupille dilatée et respirait tres faiblement maintenant. Je me refugiais dans le hall de l'appartement derriere les esacliers. Je m'asseya a l'abri des regards, nous n'etions que tous les deux . .


Moi_ Mon chaton [ nous ne lui avions pas donné de prenom particulier a part celui là ], tu vas te remettre sur pattes. Un chat retombe toujours sur ses pattes [ je fus prise a mon tour de convulsions et de larmes qui n'arretaient pas de couler sur mes joues, je pleurais non pas que pour mon chat, mais pour tout ces derniers malheurs]. Mon chaton, tu vis encore, tu ne peux pas mourir, je ne le veux pas ! Tu entends ?! Je t'aime, je ne veux pas ! . .


Ce dernier regard m'a traversé les yeux, comme pour me dire, c'etait mon destin, j'ai ressenti de la peur dans ses yeux, peur de mourir, a cet instant, de s'envoler. Il ferma les yeux pour la derniere fois et ne les rouvrira plus jamais. Je le serrais de toutes mes forces, cette tendresse et ce désir de vengeance a la mort, cette haine de la vie qui m'envahissait.


Moi_ . . Revenez . .Revenez. Revenez ! [ j'éclata en sanglots ] [ . . . ]



Un mois plus tard, apres l'enterrement de Franck et de son fils et apres que nous ayons placé notre chaton au cimetiere des animaux de Paris, j'etais, je devenaisde plus en plus fragile, de plus en plus squelettique. Je ne mangeais plus rien, je fumais beaucoup trop, les medias se faisaient tous un plaisir de s'acharner sur moi, sur mon soudain changement physique, j'avais perdu ce sourire, qui, autrfois ravageait le monde. J'allais sur mes 21 ans.
Bill s'etait rendu compte bien avant de mon mal etre et le vivait aussi voire plus mal que moi meme. Il ne me laissait pas tomber.
Si je fumais, il fumait, si je ne mangeais pas, il ne mangeait pas, si je ne souriais pas, il ne souriait pas, je lui gachais sa vie mais il ne gachait pas la mienne, je culpabilisais tellement.


Moi_ Comment peux tu m'aimer Bill ?! Quitte moi Bill ! Quitte moi !! Je te fais du mal ! Bill, je t'en supplie quitte moi, je fais du mal aux gens que j'aime, Partout ! Tu entends, partout ! J'ai tué notre Amour, notre allégorie de l'amour ! J'ai tué ce qui nous representait !
Tout ca pour aerer mes caprices de merde de cette putain de fumée de merde de clopes de merde qui s'incruste en moi ! Je te pourris Bill, je te pourris ! Quitte moi ! . .


Bill_ Sally ! Je te quitterais jamais ! Tu entends ? Je te quitterais jamais ! Je mourrais pour toi Sally, si seulement je pouvais, si seulement je savais te faire revivre, je n'y arrive pas mais je ne desespere pas ! Sally ! Je te quitterais jamais !

Moi_ Mais tu dois faire ca Bill ! Regarde ce que je suis ? C'est impossible. Regarde ce que je deviens Bill! Regarde un peu ! Bill, je ne suis pas pour toi, je te detruis de plus en plus !
Bill, je peux plus . .j'en peux plus Bill !



C'est a partir de là que tout devint confus dans ma tete. Plus l'envie de vivre, je voyais Karl perdre ses cheveux, etre defiguré par ses traitements, je faisais du mal à Bill, je ne me souciais de personne a part de moi meme. J'avais abandonné cette idée de participer a une association humanitaire. Je ne pensais qu'au mal que je pouvais faire autour de moi. Je ne valais a mes yeux plus rien, je n'etais rien, je n'avais rien a faire ici, je voulais m'evader de ce monde qui m'emprisonnait peu a peu. Je me souviens m'etre refugiée dans la salle de bains, a prendre du disolvant, a le mettre sur du coton, a l'inspirer fortement, puis a prendre des detergeants, je me fis couler un bain, je pris le liquide qui servait a nettoyer la salle de bains et a en avaler un peu de chaque bouteille. J'avais mal a la gorge. des ciseaux de retrouverent dans mes mains sans que je ne comprenne quelque chose. Etait ce un signe ? Je vis du sang, couler de mes veines, je plongea dans le bain et je m'y endormi . .

Ce fut Bill qui s'inquietait de mon etat, qui ouvrit la porte de la salle de bains, je somnolais. Il semblait terrifier en voyant d'abord les bouteilles de detergeants alignés dans l'ordre décroissant puis des ciseaux par terre et la tache de sang qui ornait le sol.
Bill me sortit du bain qui coulait encore comme mon sang. J'etais toute habillée de noir et j'avais pris la peine ce mois ci de me teindre les cheveux en brun, je parraissais vraiment pale. Son souffle, je le sentit a travers moi, son coeur, il me serrait tout contre lui, cette odeur, je voulais mourir emportée par ce dernier instant d'extase, je voulais que Bill soit avec quelqu'un qui merite d'etre avec lui, pas avec une fille qui aligne des bouteille de détergeants comme une schizophrène. .


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# Posté le mercredi 04 avril 2007 07:41

Modifié le samedi 21 avril 2007 08:35

[ Chapitre 38 ]

[ Chapitre 38 ]
Une lumiere blanche m'obscuricissait les yeux. J'etais a la place de mon pere avant sa mort. Je ne mis pas longtemps a prendre conscience que j'etais dans un hopital, de plus, je detestais cet hopital.

Je regardais autour de moi, il y avait trop de couleurs. C'etait des fleurs. Beaucoup de roses, de tulipes, de mimosas, de lavandes, d'oeillets[ meme si ce n'etait pas vraiment la saison ] Et je vis des fleurs et un mot pres du lit désposées sur le chevet de l'hopital.


" Pour celle que j'aime " . .ma fleur préférée, une jacynthe violette.
Comment savait-il. Je ne lui avais jamais dit.
Un elan dans mon coeur me le fit battre a toute allure.
Il n'y avait personne dans la chambre, ma gorge se serra, des larmes voulait s'echapper.
Quel jour etions nous ? Qu'est ce que j'ai bien pu faire ? Que m'a t'on fait ?
Depuis combien de temps je suis là ?

Soudain, la porte s'ouvrit et je vis un homme y entrer. Je le regardais. Il etait resplendissant et je me sentais mise a nue, humiliée d'etre aussi peu presentable . .


Tom_ Sally ? O_o

Moi_ Euh . .[ Merde je ne sais plus parler ou quoi ? Hé ! Mais pourkua j'ai un tuyau dans la bouche, c'est quoi ce bordel, il faut que je l'enleve ! ]

Tom_ Non ! Les medecins disent qu'ils n'ont pas terminer de remettre en ordre tout ton truc de tube digestif apres ton lavage d'estomac.

Moi_ Kkuaah ?

Tom_ Apres ta betise de l'autre jour, les medecins ont du te . .t'osculter de partout, ils ont diagnostiqué que tu manquais cruellement de poids, d'ailleurs c'etait evident meme sans diagnostic. Sally, tu te rends compte que tu n'es plus qu'à 40 kilos ? Ils ont meme parlé d'anorexie-boulimie et avec ce que tu as avalé comme conneries, ca n'a rien arrangé. Et puis, y'a ta mutilation aussi, là où ils ont bien cru te perdre, ils ont dit qu'ils avaient eu du mal à distinguer si tu te l'etais faite avec une hache ou pas . .Sally, qu'est ce qui t'as pris ? C'est en faisant ce genre de choses que tu fais du mal a ceux qui t'aiment. Ne parlons meme pas de Bill . .

Moi_ Billh ? [ plusieurs larmes coulent, oh non . .]

Tom_ Eh bien, depuis cinq jours, il n'a pas arreté de veiller a tes cotés et là il est parti, il m'a dit dans qu'il allait dans un parc pour reflechir.
Depuis plusieurs mois maintenant, je sentais que Bill, ailleurs, préoccupé, il ne voulait pas en parler. Maintenant, je comprends pourquoi.


Moi_ Je . .Eum veux voir. .Bill . .

Tom_ Ecoute moi maintenant Sally ! Tu vas arreter de mettre ta vie en jeu et par la meme occasion celle de Bill. Si tu sautes il saute avec toi, je l'ai bien compris ! La vie est injuste on le sait tous ! On va tous mourir, ca aussi on le sait ! Mais là où il n'y a pas de questions a se poser, c'est sur l'amour, le veritable qui regne entre Bill et toi. Meme si le monde s'ecroule, vous serez toujours là pour temoigner. Je le sais. Je le sens, une sorte de communion entre mon frere et moi. Depuis que vous etes ensembles, il a beaucoup plus murit, c'est normal, amsi c'est devenu un homme dont je suis plus que fier et c'est grace a toi. Tu lui fais un bienf ou Sally, il me la dit et ce qui m'a eblouit, c'est quand un jour il m'a dit qu'il ne pouvait pas te meriter, car comme il disait tu etais un ange tombé du ciel et que lui, etait un etre de l'enfer qui ne pouvait pas avoir ce genre de cadeau sur Terre. C'etait tellement beau, que le lendemain, c'est a dire avant hier, j'ai ecris et composé une chanson qui a reprit ses paroles. Je te l'ai meme chanté, je voulais que tu sois la premiere à l'entendre et pour tout te dire, je t'ai fait un baiser sur le front. .



J'esquissa un sourire melancolique qui voulait dire merci plus que tout. A ce moment precis, je sentais mes yeux se remplirent a nouveau d'etoiles.


Tom_ Et encore grace a toi, je suis de nouveau avec Lara. Oui, oui j'etais en train de te faire ma sublime composition et Lara l'a entendue, elle se tenait à coté de la porte et je ne l'avais pas remarqué, elle venait te voir, et on s'est dit que ca ne vallait pas la peine de continuer ce jeu stupide, de s'ignorer parce qu'on etait bien ensemble et voila voila quoi, je suppose que tu ne veux toujours pas de details croustillants ?

Moi_ Si elle te rend autant heureuse que je suis heureuse en ce moment, alors ne la laisse pas . .

Tom_ J'ai deja entendu ca quelque part moi ! C'est vrai que je te considere comme ma soeur Sally, j'ai entierement confiance en toi et je sais que Bill et toi allez remonter la pente, votre adrénaline au maximum, en ce qui concerne ce que tu penses, je peux vous filer quelques tuyaux . .^^'

Moi_ Mes pulsions germaniques vont bientot refaire surface . .Merci Tom d'etre là, d'etre toi tout simplement.




Bill et moi, dans notre physique devenu squelettique, à nous deux faisions 90 kilos. Mais 90 kilos d'amour, ca devient de plus en plus lourd, nous avons atteint les 107 kilos en deux mois. La cigarette, on a arreté. Le sport dans tous les domaines, nous avons intensifié, les conversations nous avons pratiqué, les journées nous ne les voyions pas passées, les nuits nous avons joué, la complicité est de nouveau restée, nous sourions de nouveau, la vie nous a repris, on a repris la vie, la pomme nous avons recroqué, nos péchés sont bénnis, je suis à lui, il ets à moi, nous sommes egaux, complémentaires, réciproquement staisfaits de l'autre, amoureux . .de nouveau. Comme au premier jour.

Mais tout ne s'arrete pas là. J'ai gardé des séquelles de ce passage douloureux de ma vie, mais j'ai cependant repris confiance en moi.


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# Posté le mercredi 04 avril 2007 09:43

Modifié le samedi 21 avril 2007 06:14